PARTIE 1 :
Chapitre 1
Où est David ?
Je me réveillai de bonne heure ce matin-là. Je n’avais pas réussi à bien dormir car je m’inquiétai pour David. Celui-ci avait paru en effet étrange la veille au soir comme s’il ne voulait pas me dire quelque chose, et distant avec moi, alors qu’il avait toujours été confiant, qu’il savait qu’il pouvait avoir confiance en moi. Mais ce soir-là, il était décidément bien étrange.
Un coup frappé à la porte me sortis de mes pensées. C’était mon père.
- Coucou ma p’tite puce. Tu as bien dormi ?
- Oui papa, je descends dans dix minutes.
- Ne t’inquiète pas, prends ton temps, c’est juste pour te dire que tu as de la visite.
Je venais d’attraper mes lunettes devant mon lit et haussa un sourcil. Après un coup d’œil à mon réveil, je répondis :
- Maintenant ? A 7 heures du matin ? Qui c’est ?
- Mr Seidel.
- David ? M’exclamais-je en sautant littéralement dans mes chaussons.
Mon père secoua la tête et ajouta :
- Non, Frédéric Seidel.
- Frédéric ? Qu’est-ce qu’il fait ici de si bonne heure ?
- Il est venu pour te parler.
Je restai interdite. Pourquoi Monsieur Seidel se déplacerait-il si tôt le matin pour venir me parler ? Cela devait être quelque chose de bien grave ?!
- Je me dépêche de m’habiller et je descends, répondis-je à mon père qui sourit en acquiesçant et referma la porte.
Je me dépêchai de m’habiller et me rendit en bas. Monsieur Seidel était assis sur le canapé de la salle et mon père lui avait apparemment proposé un verre de sa boisson faite maison car il l’en avait un verre rempli devant lui sur la table basse. Mais il semblait ne pas y avoir beaucoup touché et paraissait soucieux.
- Monsieur Seidel ? Vous vouliez me parler ?
Celui-ci se retourna, leva la tête vers moi et répondit :
- Oui.
Inquiète, je m’asseyais dans le fauteuil à côté du canapé.
- Que se passe t-il ?
- Et bien voilà… Il s’agit de David…
A ces mots je cru défaillir. Il y avait donc réellement quelque chose sous son étrange comportement ?
- Oui ?
- … Mademoiselle Plenske,… Je crois pouvoir dire que vous êtes très proche de mon fils et je crois sincèrement que vous seule peut le sauver.
Je commençai à vraiment avoir peur. Il dut le voir dans mon regard car il s’empressa de continuer pour éviter de laisser trop de suspens et de faire monter l’adrénaline à sa puissance maximale.
- Comment l’avez-vous trouvé hier soir Mademoiselle Plenske ?
- Et bien, il était assez distant, je lui ai trouvé l’air ailleurs… J’ai eu l’impression que… Qu’il me cachait quelque chose.
Frédéric acquiesça. Sur le coup je me demandais comment il était au courant que j’avais vu David hier soir, mais je ne m’en préoccupais pas trop. Seul m’importait David.
- Sa rupture d’avec Mariella le porte au plus mal de jour en jour. Nous avions l’impression les jours derniers qu’il allait de mieux en mieux, mais ce n’était qu’une apparence. Il va plus mal de jour en jour, il s’enferme, ne parle presque plus à personne. C’est comme s’il s’éloignait de plus en plus en nous, de Kerima, plus rien n’a d’importance, même pas lui.
Je restai sidérée de savoir qu’il allait si mal que cela. Entre nous, j’avais bien senti qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas mais… Il n’arrêtait pas de répéter que son histoire avec Mariella était définitivement terminée, que son départ était finalement une bonne chose et qu’il avait définitivement tiré un trait, qu’il allait commencer une nouvelle vie. Il n’arrêtait pas de le dire et de rassurer tout le monde sur cela.
- Et vous croyez… Que je peux faire quelque chose… Pour l’aider… ?
- J’en suis certain. Vous êtes très proche de lui, je suis sûr qu’il vous écouterait, que vous réussiriez à lui faire entendre raison.
- Mais… Hier soir, il ne m’a rien dit, il ne m’a pas parlé… Vous croyez que s’il voulait vraiment me parler, il ne m’aurait pas tout raconté ses problèmes ?
- David en ce moment est très vulnérable. Il ne sait plus où il est, et ne veut embêter personne avec ses problèmes...
- Mais il sait qu’il peut tout me dire !!!
- Je suis sûr qu’il aurait voulu vous le dire, mais il est allé trop loin dans ses mensonges, à raconter à tout le monde qu’il allait bien. Et il n’a pas osé vous le dire maintenant.
J’étais ébahie. Je ne répondis rien mais continuais de regarder le père de David et m’aperçus de son air vraiment désespéré. J’étais de toute évidence, son dernier espoir. Mais me voyait-il simplement comme le dernier espoir qui pouvait sauver son fils ? Simplement un moyen de le sauver ? Ou bien me pensait-il réellement comme la personne la plus proche de son fils (ce qui était la vérité), qui d’autre connaissait mieux David que moi ?...
- Vous savez où il est ? Demandai-je.
- Oh merci Mlle Plenske, merci… Je ne sais pas, j’ignore où il est, nous ignorons où il est. C’est pour cela que je suis venu vous voir. Il est partit tôt ce matin sans laisser un seul mot… Nous sommes terriblement inquiets Laura, Kim et moi.
Partit sans laisser un seul mot ?... Mais où était-il donc ?...
- Nous pensons à un endroit qui lui tenait à cœur… Mais…
- Un endroit qui lui tenait à cœur ? Répétai-je.
- Oui…
Je me levai soudain et sortit dans le vestibule comme un courant d’air et je m’exclamais en prenant mon manteau près de la porte.
- Je crois savoir où il est !!!
- Lisa, attendez !!! Où est-ce que vous pensez…
Mais j’étais déjà sortie dans la rue et je me précipitai vers le premier taxi que je croisai, le forçai à s’arrêter et fonçai vers la rame de Tramway. J’espérai bien trouver David à l’endroit où je pensai et je croisai les doigts qu’il n’eut pas fait de bêtise. A cette pensée, je senti soudain les larmes me monter aux yeux.
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27/06/2008 @ 10:41:26
par davidlisa080493
j'adore
27/06/2008 @ 10:37:36
par davidlisa080493
il est trop bien
17/02/2008 @ 17:16:51
par davidlisa080493
j'adore ses trop bien
17/02/2008 @ 17:15:29
par davidlisa080493
coucou ta presentation est très bien presenté ...
03/02/2008 @ 17:37:40
par lilas